La présidente du Gabon par intérim Rose Francine Rogombé estime que l'éléction du nouveau président pourrait avoir lieu d'ici 60 jours. Légalement, le délai d'attente à partir la prise de fonctions du chef d'Etat intérimaire est de 45 jours.
Le délai pour l'organisation de la présidentielle qui désignera le successeur d'Omar Bongo à la tête du Gabon pourrait dépasser les 45 jours légaux pour atteindre 60 jours, a déclaré jeudi la présidente par intérim Rose Francine Rogombé à Radio France Internationale (RFI).
D'après la Constitution, le scrutin doit avoir lieu 45 jours au plus tard après la prise de fonction du président par intérim, intervenue le 10 juin, sauf "cas de force majeure".
"S'il se trouvait que les 45 jours ne suffisent pas, on pourrait voir avec la Cour constitutionnelle, avec les institutions qui sont autorisées à constater le cas de force majeure", a-t-elle déclaré.
Selon elle, le délai doit être "pas trop court parce qu'il ne faut pas donner l'impression qu'on veut bâcler et pas trop long, sinon on rentrerait dans l'illégalité". Interrogée sur l'option d'un délai porté à 60 jours prônée par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir, parti du président défunt), Mme Rogombé a répondu: "Oui, on peut".
L'opposition gabonaise, qui a été reçue fin juin par la présidente par intérim, estime de son côté qu'il faut "cinq à six mois" pour organiser une élection présidentielle.
Mme Rogombé, qui aux termes de la Constitution ne peut pas être candidate, a précisé qu'elle ne ferait pas connaître sa préférence parmi les candidats au scrutin. "Je considère que je suis là pour assurer l'équilibre. Je ne ferai pas connaître ma préférence", a-t-elle dit.
Elle a ajouté que le PDG ne devrait pas organiser de primaires pour désigner son candidat. "Nous avons opté pour le consensus, nous allons essayer de gérer ça pour ne pas aller aux primaires", a-t-elle déclaré, précisant que le parti au pouvoir n'avait pas de "candidat naturel".
"On ne peut pas parler de candidat naturel, puisque le président (Omar Bongo) est parti sans nous laisser un nom, sans dire quelque chose", a-t-elle indiqué.
Le président gabonais Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort le 8 juin à l'âge de 73 ans.
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L'Union Européenne, qui s'inquiète de la situation politique au Niger, souhaite faire une proposition au président Tandja. Le ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a cependant rappelé qu'il était nécessaire que la constitution soit respectée.
Le commissaire européen en charge du développement Louis Michel a assuré mercredi, en marge du sommet africain de Syrte (Libye), avoir une "proposition" à faire au président nigérien Mamadou Tandja pour aider à résoudre la crise dans laquelle s'enfonce le pays.
Se disant "très inquiet de la situation au Niger", Louis Michel a estimé devant quelques journalistes qu'"il y a peut-être encore un espace pour amener le président Tandja vers une solution plus apaisante".
"J'exhorte le président Tandja à entendre la proposition que j'ai à lui faire", a-t-il ajouté, en refusant d'être plus explicite sur la nature de cette proposition et les moyens de la présenter au chef d'Etat nigérien.
Il a jugé la crise actuelle au Niger d'autant plus regrettable qu'elle touche "un pays et un président qui avaient jusque-là une bonne image".
Kouchner déplore une situation "dangereuse"
Mamadou Tandja, qui doit céder son fauteuil fin 2009 après deux quinquennats, a dissous de facto la Cour constitutionnelle qui s'était opposée par trois fois à son projet de référendum visant à lui permettre de briguer un nouveau mandat.
Il s'est aussi arrogé des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par décrets et ordonnances.
De son côté, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est dit inquiet de la situation au Niger, lors de son arrivée au Sénégal mecredi.
"La situation est dangereuse", a-t-il dit, ajoutant: "la France, comme d'autres en Afrique, revendique la nécessité de respecter et de retourner à l'ordre constitutionnel". Le ministre des Affaires Etrangères a souligné que plusieurs demandes de Mamadou Tandja " ne pourront pas être satisfaites" . |
Une femme a été élue pour la première fois, ce lundi, maire de Marrakech. Fatima Zahra Mansouri, membre du Parti Authenticité et Modernité (PAM), devient la deuxième femme maire dans l'histoire du Maroc après Asmaa Chaâbi.
Une femme, devenue conseillère municipale le 12 juin au Maroc, a été élue lundi maire de Marrakech (sud), devenant la première femme à diriger cette ville, l'une des principales cités (plus d'un million d'habitants) et destinations touristiques du royaume.
Fatima Zahra Mansouri, une avocate de 33 ans membre du Parti Authenticité et Modernité (PAM), créé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi Mohammed VI, a obtenu 54 voix. Le maire sortant, Omar Jazouli, 75 ans (Union Constitutionnelle/UC, libérale), a recueilli 35 voix. Il y a eu 2 bulletins nuls.
"J'espère être à la hauteur de cette nouvelle mission"
Mme Mansouri devient la deuxième femme maire dans l'histoire du Maroc après Asmaa Chaâbi, qui a présidé, entre 2003 et cette année, la mairie d'Essaouira (ouest).
"Je suis honorée de diriger la mairie de Marrakech", a déclaré Mme Mansouri. "J'espère être à la hauteur de cette nouvelle mission".
"Son élection renvoie l'image d'un Maroc moderne", a pour sa part indiqué le secrétaire-général du PAM, Cheikh Mohamed Biyadillah.
Fille d'un ancien pacha
"Le bilan de M. Jazouli est négatif. Il a été épuisé par le pouvoir. La ville, vue son poids socio-économique au niveau national et son image à l'international a besoin de sang neuf pour une meilleure gouvernance", déclaré à l'AFP un membre du conseil municipal ayant souhaité garder l'anonymat.
Née en 1976, Mme Mansouri a fait ses études d'avocate en France. Elle est la fille d'un ancien pacha (adjoint du préfet) de Marrakech.
Le PAM a remporté les élections municipales du 12 juin avec 6. 015 des 27. 795 sièges à pourvoir, soit 21,7% des suffrages exprimés.
Il a devancé l'Istiqlal, le parti (nationaliste) du Premier ministre Abbas El Fassi et le Rassemblement National des Indépendants. |
Le président égyptien, comme ses voisisns arabes, a dénoncé le discours de Benjamin Netanyahu dans lequel il demande de reconnaître l'existence d'un Etat juif. Hosni Moubarak l'accuse de "compliquer les choses".
Les voisins arabes d'Israël, à l'image des Palestiniens, ont dénoncé lundi le contenu du discours tenu la veille par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président égyptien jugeant que le point sur le caractère juif d'Israël "ruinait les possibilités de paix".
Des Palestiniens et des trois pays voisins de l'Etat hébreu (Egypte, Liban, Jordanie), seul Amman n'avait pas manifesté sa réprobation à la mi-journée.
"L'appel à reconnaître Israël en tant qu'Etat juif complique davantage les choses et ruine les possibilités de paix", a affirmé, lors d'une cérémonie militaire, Hosni Moubarak, cité par l'agence officielle Mena.
"Personne ne soutiendra cet appel, ni en Egypte ni ailleurs", a-t-il ajouté.
Le principe d'un Etat palestinien accepté
L'Egypte est le seul pays arabe de la région, avec la Jordanie, à avoir signé un traité de paix avec Israël. Selon la Mena, le président égyptien a souligné avoir eu l'occasion de dire au président américain Barack Obama que "la solution de toutes les crises (...) dans le monde arabe passait par Jérusalem".
"J'ai dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu que les négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens devaient reprendre là où elles ont été laissées, immédiatement", a-t-il poursuivi.
Soumis à de fortes pressions internationales, notamment de Washington, Benjamin Netanyahu a accepté dimanche dans son discours le principe d'un Etat palestinien, tout en posant une série de conditions draconiennes. Il a notamment exigé la démilitarisation de cet Etat et la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif. Il a aussi exclu un gel de la colonisation juive, un retour des réfugiés palestiniens poussés à l'exode lors de la création d'Israël en 1948, ou un retrait de la partie arabe occupée de Jérusalem.
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