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LE REPUBLICAIN DU 8/01/02
ELECTIONS GENERALES 2002:
Destruction des cartes d'électeurs
Le Gouvernement a accédé
à la demande de la CENI en annulant les six millions de
cartes d'électeurs confectionnées pour les élections à venir.
La CENI a soulevé l'illégalité desdites cartes et la suspicion
qui plane sur ces instruments. Le Ministère de l'Administration
Territoriale et des
Collectivités, Ousmane Sy a donné l'information à la
rencontre qui a regroupé le vendredi 4 janvier les partis
politiques, la délégation générale aux élections (DGE) et
l'administration dans la salle de réunion du
Ministère.
La réunion a été convoquée par le Ministère de Ousmane Sy
pour écouter les partis politiques dans tout ce qu'ils ont comme
préoccupations. C'est ainsi que des questions aussi diverses
que le mode de scrutin , le calendrier des élections,
l'accès aux médias d'Etat, le financement public des partis, la
révision des listes électorales ont été abordées. Tour à
tour des chefs de partis comme Younouss Hamey Dicko de l'UDD,
Mamaye Kassongué du Pari, Youssouf Traoré de l'UFDP, Tiéblé
Dramé du Parena, Mamadou Bamou Touré de l'US-RDA, Mamadou
Marybatrou Diaby du PUDP, Ibrahim Boubacar Ba du BDIA etc. ont
pris la parole.
Parlant de la loi électorale, les chefs de partis ont dit leurs
inquiétudes à moins d'un semestre des élections où leurs
formations n'ont pas encore pris connaissance avec la dite loi.
Certains ont évoqué le danger de maintenir dans le flou les
partis qui sont les principaux protagonistes. Le ministre a rappelé
que le scrutin majoritaire à deux tours a été retenu par le
Conseil des ministres. Le texte sera déposé sur le bureau de
l'Assemblée Nationale. Ainsi ils pourront s'expliquer devant les
députés dans les Commissions. Le dernier mot revient à
l'Assemblée Nationale qui peut apporter des amendements. A cet
effet une session extraordinaire de l'Assemblée Nationale sera
convoquée courant janvier 2002.
Le président du Parena a demandé si le ministre pouvant rendre
public les dates des élections. Aussi faudra t-il éviter la
tenue des législatives pendant l'hivernage, mais cela comporte
selon lui, le risque de dissolution de l'Assemblée Nationale.
Pour le député Tiéblé Dramé, la DGE et l'administration
doivent prendre l'initiative d'une rencontre avec les partis
politiques pour en discuter.
Pour le ministre, faire les législatives avant la présidentielle
revient à écourter le mandat de l'Assemblée Nationale. "Si
nous voulons respecter les
textes, la présidentielle aura lieu avant les législatives".
Le 1er tour de l'élection présidentielle est prévu
pour le 28 avril. Le 8 juin reste la date butoir pour
l'investiture du Président de la République. En outre, son département
est entrain d'élaborer un chronogramme pour le Gouvernement.
Par ailleurs, Tiéblé Dramé a suggéré au Ministre d'encourager
l'ORTM a travailler les élections à venir de la même façon
qu'il a traité la question de la Can, puisque c'est du devenir de
la nation dont il est question. Répondant à une autre question
abordée par les représentants des Partis politiques, le Ministre
révèlera que le décret préparé pour le financement des Partis
politiques éligibles est à la signature. Il s'agit de 100
millions FCFA à partager entre le Parena, le Ramat et le MC-CDR.
Pour le délégué général aux élections, le Général
Kafougouna Koné, il reste 360 millions Fcfa à verser au trésor
public ou à gérer politiquement sous la forme d'une aide
exceptionnelle aux Partis politiques pour leur permettre d'aller
aux élections. A la demande des Partis politiques, le DGE a attiré
l'attention du Gouvernement sur l'opportunité de cette gestion
politique.
Au cours de cette rencontre un point d'achoppement fut le
recensement des maliens de l'extérieur. Evoqué par Mamadou Bamou
Touré concernant les Maliens du Canada, la
question du défaut du recensement concernera également
les Maliens de l'Afrique centrale et Australie, évoquée par le
président du Parti Fama, Soulalé. Les Maliens du Gabon, Congo,
Burundi, Rwanda et même de la Côte d'Ivoire seraient mal recensés
dira M. Soulalé en sa qualité
de Conseiller spécial du Président du Haut Conseil des
Maliens de l'Extérieur. Le nombre de Maliens recensés serait
considérablement inférieur à la réalité à en croire
l'orateur.
Boukary DAOU
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