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la Presse Malienne

Semaine du 14 au 20 Janvier 2001

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MEDIA


LES ECHOS DU 7/12
RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES: Les journalistes veulent comprendre


OPINION

LES ECHOS DU 4/01/02
Ni cooptation ni plébiscite


L'ESSOR DU 10/12
Primaires de l'ADEMA : IBA N'DIAYE SE RETIRE: Le maire de Bamako annonce aussi son soutien au candidat Mandé

SPORT

CAN 2002 au Mali

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ACTUALITÉ

LES ECHOS DU 10/01/02
ÉLECTIONS GÉNÉRALES DE 2002
Alpha va en guerre contre l'argent

L'argent occupera une grande place dans le débat politique à l'occasion de élections générales à venir. Les primaires de l'Adéma ont ramené au devant de la scène une question qui a toujours agité le microcosme politique de notre pays.
Le Parti pour la Renaissance nationale (Parena) a été le premier à tirer sur la sonnette d'alarme. Pendant les primaires de l'Adéma, le parti du bélier blanc s'est fendu d'une déclaration en stigmatisant "l'utilisation massive de l'argent et le déploiement spectaculaire de moyens, menaçant les fondements de la démocratie". Pour Tiéblé Dramé et ses partisans, l'étalage de moyens financiers et matériels au cours des campagnes des primaires du parti au pouvoir, "porte atteinte à la crédibilité de l'Etat dans un pays où les 3/4 de la population vivent au-dessous du deuil de pauvreté".
Comme pour répondre en écho au Parena, qui lui demandait de prendre des mesures pour éviter la dictature de l'argent sur la vie politique de notre pays, le président de la République Alpha Oumar Konaré ne rate plus d'occasions d'aborder la question. Dans son adresse du nouvel an, Alpha a montré du doigt les dangers de "l'achat de conscience des électeurs" de la part des prétendants à sa succession. Il faisait une allusion à peine voilée à la campagne des primaires de l'Adéma.
Mardi, devant les diplomates à Koulouba, il a relancé le débat, annonçant des mesures visant à limiter les dépenses électorales. Pour Alpha, la non limitation des dépenses pourrait vicier l'équité de la compétition électorale. En tout cas, il a suffisamment exprimé sa volonté à créer des conditions d'une compétition équitable pour tous les partis politiques. Reste à savoir quelle forme ces mesures annoncées vont-elles prendre. Alpha va-t-il suivre le Parena qui a proposé une loi pour le plafonnement des dépenses électorales ? 
Ce nouveau combat du président contre le diktat de l'argent en politique obligera les partis à revoir leur stratégie de pêche aux voix. La campagne électorale consiste, pour nos hommes, à se rendre, surtout dans les localités reculées, pour proposer t-shirt, ballons de football, sacs de sucre, cartons de thé, etc. Le tout accompagné d'une profusion de promesses aussi mirobolantes les unes que les autres. Les plus riches proposent carrément les espèces sonnantes et trébuchantes pour convaincre les électeurs à choisir leurs bulletins de vote. Privés d'aide publique de financement, faute de pouvoir remplir les conditions, des partis politiques seront réduits à essayer de contourner les mesures de limitation des dépenses pour pouvoir mener leur campagne. 
Le plafonnement oblige les partis politiques à aller à la compétition non plus avec l'argent mais avec les idées. Dans un pays où les hommes politiques ne se distinguent par les projets de développement qu'ils proposent aux citoyens, ce ne sera pas une sinécure. En plus, les comptes partis politiques brillent par leur opacité. La preuve : seuls 3 partis politiques ont pu remplir les conditions d'accès à l'aide publique de l'Etat.

Bréhima Touré

COMMUNIQUE

Conseil des Ministres du  28/11/2001 

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