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la Presse Malienne

Semaine du 07 au 13 Janvier 2002

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OPINION

LES ECHOS DU 4/01/02
Ni cooptation ni plébiscite



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Convention Nationale ADEMA
UN CYCLE DE DERAISON


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LES ECHOS DU 4/01/02
Ni cooptation ni plébiscite


L'ESSOR DU 10/12
Primaires de l'ADEMA : IBA N'DIAYE SE RETIRE: Le maire de Bamako annonce aussi son soutien au candidat Mandé
LES ECHOS DU 7/12
REVISION DES LISTES ELECTORALES: Les journalistes veulent comprendre

SPORT

CAN 2002 au Mali
 

ANALYSE


L'ESSOR DU 2/1/02
LA FRONTIÈRE OU LA BARRIÈRE
Acceptée par presque tous comme année-charnière, 2002 entame son premier challenge dans deux semaines. et se prête à plusieurs lectures

C'est l'année qui accumule les pronostics les plus contradictoires et les plus péremptoires. On la présente souvent comme celle de la plus sérieuse mise à l'épreuve de notre démocratie, en oubliant que celle-ci fut gravement menacée par le conflit du Nord Mali et par la crispation politique de 1997-1998. Certains la pensent porteuse d'un coup de théâtre électoral similaire à ceux qui se sont produits au Ghana et au Sénégal. (et possiblement en Zambie ainsi qu'à Madagascar). D'autres prédisent qu'elle verra l'implosion de l'univers politique malien sous le triple assaut des complots, des combines d'état-major et des arrangements contre nature. Beaucoup lui confèrent tout à la fois les embarras d'une frontière à franchir et la difficulté d'une barrière à sauter.
Chargée de préjugés et de superlatifs, 2002 est désormais sur notre calendrier. Il reste à vérifier si elle mérite la sulfureuse réputation qui l'a précédée. Ou si va fonctionner une fois encore cette fameuse spécificité malienne. Celle-là même qui par le passé a atténué les oppositions les plus irréductibles et coupé le chemin aux scénarios aventuristes. Il serait prématuré pour le moment de dégager une quelconque tendance qui tiendrait jusqu'en juin prochain. Tout juste pourrait-on souhaiter qu'à force de prévoir le pire, ce dernier ne surviendrait pas. Déjà la première épreuve est à nos portes puisque dans un peu plus de deux semaines débutera la 23è édition de la Coupe d'Afrique des nations. En l'état actuel des choses on peut dire que deux villes sont quasiment prêtes (Bamako et Sikasso) et que trois autres (Mopti, Ségou, mais surtout Kayes) devront hausser la cadence pour offrir à nos hôtes un niveau d'accueil acceptable.

Le Mali est donc en passe de réussir un pari que presque personne ne le voyait remporter : tenir son scénario de cinq villes-sites, même si les moins bien loties d'entre elles (Mopti et Kayes) auront droit à une programmation allégée. Notre pays aura en relevant ce défi enregistré la métamorphose d'une Région, celle de Sikasso. Gâté par la nature, le Kénédougou avait tendance à se laisser vivre sur ses atouts naturels. Il a finalement pris conscience de toutes les opportunités que lui offrait sa position de zone-carrefour et s'est secoué de cette réputation d'indifférence qui lui collait au territoire. Rien que son engagement enthousiaste justifie déjà partiellement l'entreprise dans laquelle notre pays s'est engagé. Car si cet éveil des énergies se maintenait, ce serait un formidable pôle de développement local qui se créerait à la faveur de la fête du football africain.
L'après-CAN est peut-être déjà la grande question à se poser en ce mois de janvier 2002. En lui-même, le déroulement du tournoi de football ne laisse plus place à d'infinies interrogations. Tout commencera dans un gigantesque cafouillage, ainsi que cela s'est fait sans exception à toutes les CAN. Puis ce qui pourra être rectifié dans le sens de l'acceptable le sera dans la première semaine. Enfin, le reste se gérera à coups de compromis à l'africaine et avec, nous en sommes quasi certains, l'apport actif des simples citoyens eux-mêmes. Le côté sportif de l'événement - autrement dit, le parcours des Aigles dans la compétition - ne peut se soustraire à la loi de l'incertitude. Mais nous avons la conviction qu'avec Henry Kasperczak, le bon choix a été fait dans la minimalisation des risques.
En homme d'expérience, en "tecnico" consciencieux, le Franco-polonais parait nous avoir déjà cimenté le collectif Aigles. Et notre chance est d'avoir au sein de ceux-ci un noyau de leaders que la compétition motive et que l'amour du maillot habite. Ces aboyeurs, ces "remonteurs de mécanique" sont suffisamment présents dans toutes les lignes de l'équipe pour qu'une défaillance morale collective comme celle qui nous coûta si cher devant les Eléphants à Sikasso ne soit plus à redouter. Il restera bien sûr le regret que la lucidité et le courage de se donner un entraîneur à hauteur de situation soient venus si tard à la Fédération malienne de football. Mais sur ce lait là versé, il n'y a aucune utilité à se lamenter.
tout ceci constaté et sans donner l'impression de mettre la charrue avant les bœufs, il nous parait nullement prématuré de s'intéresser dès à présent de savoir comment nous digérerons cette CAN 2002. Le gouvernement, après avoir laissé une large marge de manœuvre au COCAN, a finalement choisi de suivre lui-même de très près la phase terminale des préparatifs. Cela était indispensable pour mettre la pression sur les attributaires des marchés, pour trouver rapidement des palliatifs opérationnels et pour faire sentir de manière directe l'implication de l'Etat dans la réussite de l'organisation matérielle. Tout a-t-il été bien fait dans la cadence infernale imprimée dans les dernières semaines ? Tout sera-t-il récupérable et "recyclable" après l'événement ainsi que prévu dans le projet Mali 2002 ? Les réponses n'apparaîtront certainement que dans les premières semaines de mars. Espérons qu'elles seront rassurantes, car dès ce moment le pays se mettra en position d'aller aux élections générales.
Concernant celles-ci, la journée d'engagement civique décidée par le gouvernement vendredi dernier a livré des conclusions étonnantes. La foule qui s'est pressée pour vérifier l'effectivité de son inscription sur les listes électorales a créé un remue-ménage inattendu. Comme presque tout le monde, nous avions oublié une des leçons pourtant primordiales du 13 avril 1997. Les électeurs maliens sont peut-être désabusés vis-à-vis de leur classe politique, mais certainement pas indifférents quant la possibilité d'influer sur le cours des événements. Il y a cinq ans, le fiasco du premier tour des législatives avait certes été provoqué par une gestion calamiteuse des listes électorales. Mais il avait aussi été amplifié par l'affluence en coup de poing des électeurs, surtout dans les centres urbains.
L'expérience du 28 décembre dernier constitue donc un utile rappel à l'ordre. Dans certaines communes de Bamako, le travail d'identification des électeurs n'avait pas été aussi satisfaisant qu'énoncé et le ministère de l'Administration territoriale devrait démontrer sur ce point une vigilance accrue. Tout comme il doit récupérer l'initiative de certaines annonces sur les listes et les cartes, initiative qu'il avait imprudemment abandonnée à l'un de ses prestataires de service. L'on pensait le spectre du 13 avril 1997 définitivement écarté. Mais le 28 décembre rappelle qu'il hante toujours les préparatifs électoraux et que son exorcisme exige une coopération sans faille entre le ministère, la Délégation générale des élections et la CENI.
2002 est donc dans nos murs, porteur de challenges pressants dans son premier semestre, probable hôte de scénarios inédits dans sa seconde moitié. Le pays est-il en position d'affronter les premiers et en disposition d'accepter les seconds ? Oui, s'il conserve ses vertus de solidarité, son inclination à la pondération et son attachement à la tolérance. Oui, si dans ce qu'il entame il parvient à 

e de la direction du parti

Hier mercredi 03 janvier 2002, le Grand hôtel de Bamako a été ce qu'il conviendrait d'appeler le théâtre d'un ultime sursaut de ressaisissement et de retour à la raison par certains par certains hauts cadres du Parti. Dénommé Appel du 26 décembre, ce groupe a ceci de particulier qu'il  se veut neutre de toute coloration tendancieuse dans le quiproquo actuel qui traîne au jour le jour le parti déjà moribond à sa mort définitive.
Ce commando de la rescousse est constituée entre autres de Seydou Traoré, membre du CE et secrétaire au développement rural, Adama Soukouna, premier secrétaire chargé des maliens de l'extérieur, Mme Keïta Fatoumata, présidente du mouvement des femmes, Alasane Ag Moussa, deuxième secrétaire chargé  de l'organisation de la Convention Nationale.
Pour lever toute équivoque et freiner la mal interprétation possible de leur action, le groupe s'est d'emblée déclaré mû par la seule nécessité du moment :la sauvegarde du Parti et la mise en œuvre d'actions visant à aboutir à un candidat consensuel. Puisque selon eux, les états d'âme  actuels au sein du parti présagent  un désastre dont ils ne  voudraient pas être complice.

Que reprochent-ils ? Ou plutôt, que reprochent-ils à l'instance suprême du Parti ?

Entre autres griefs formulés par cette frange réfractaire du  Parti, on peut noter : les arrangements anti-statutaires pour combler le manque de onze (11) superviseurs pour la tenue des conférences électives ; l'impréparation technique et financière du processus ; la formation d'agrégats de campagnes au détriment de la collégialité politique ; la non tenue des réunions d'organisation à 72 heures seulement de la Convention.
Le groupe se dit d'autant plus indigné que nombres des délégués électeurs venus de l'intérieur du pays se trouvent actuellement logés, pour ne pas dire séquestrés chez les deux attendus à la Convention. Le groupe accuse le CE d'avoir tué le débat politique au sein du Parti en occultant ses textes ou en les prenant en otage au profit de quelques particuliers aveugles par des ambitions égoïstes.
Le contournement des primaires est perçu par les signataires de l'appel comme étant "une solution   miracle" voir une "astuce" mijotée pour écarter un adversaire commun. Toutes choses qui constituent  selon eux une grave atteinte aux textes du Parti. D'où leur volonté de se démarquer des  leurs pour que demain ils ne soient l'objet de quelques accusations ou interpellation par la postérité.

Mahamane E. TOURE

COMMUNIQUE

Conseil des Ministres du  28/11/2001 

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