Les chutes de Gouina : à 80 km au sud-est de Kayes. Là, le fleuve, large d'environ 500 m, tombe en éventail d'une hauteur de 16 m. Le débit peut passer de 12 à 13m / s en saison sèche, à 2430m / s en saison des pluies.
Les rapides de Félou : proches de Kayes où l'on peut admirer les rochers en forme de marmites de géants, caractéristiques de l'érosion fluviale dans le grès (à cet endroit, le fleuve est large de 2 km). Ces énormes cuvettes polies par les eaux sont censées servir d'abris aux génies eu Khasso
Les chutes de Paparah : à 15 km de Kayes et à 500m du village de Kobacala. La rivière tombe d'une hauteur de 20 à 25 m le long de la falaise déchiquetée dans une cuvette dont les bords sont plantés de palmiers, et le paysage montagneux environnant font de ce site un des endroits les plus attrayants des environs de Kayes. Le lac Magui : à 70 km au nord-est de Kayes, entourés d'une belle roneraie.
Le Tata d'El Hadj Omar à Koniakary : à 77 km à l'ouest de Kayes, il fut édifié par El Hadj Omar en 1 855 et occupé part lui jusqu'en 1890. Il mesurait 115 x105 m et les murs n'avaient pas moins de 2 m à la base. Le fort de Médine : construit à 12 km de Kayes par Faidherbe en 1855, il soutint un siège de plusieurs mois (avril-juillet 1857) contre les troupes d'El hadj Omar. G'est à parti de Médine que la France poursuvra sa pénétration au Soudan. Le fort a servi pendant la seconde guerre mondiale, en 1940, à abriter une partie des réserves d'or de la Banque de France.
Bafoulabé
Bafoulabé : c'est là que se forme le Sénégal par
la jonction du Bafing et Bakoy.
Le fort de Badoumbé : à 2 km de la gare du même nom.
Il a été aussi le théâtre de sanglants combats entre les troupes françaises et celles
de Bassirou Tall, fils de El Hadj Omar.
La ville aurait été fondée en 1680 par un captif de Diawambé du Beidari. Les itinéraires de plusieurs explorateurs passent par Nioro. Honghton (18e s.) assassiné à Simby, Mongo Park (18e s.) capturé par lkes Ouled M'Barek à Diarra au 19e s., Raffenel, Leng, Soleillet et Binger.
- Dans, royaume Diawara (16e-18e s.) fondé par Daman Guillé,
-Guémou, royaume des Coulibaly-Massassi (17e siècle). fondé par Baramangolo et
Niangolo,
-Nioro, capitale provisoire d'El Hady Omar. Elle fut successivement par les Massassi en
1847, les Toucouleurs en 1847, et les Français en1891,
Nioro possède également d'autre centres dintérêts :
- le tombeau de Daman Guillé à Bambaguedé.
- des inscriptions marocaines et des tombeaux à Diarra.
- la mosquée d'El Hadj Omar
Le massif de Kita : "Kita Kourou" au
nord-ouest" de la localité. Il culmine à 617 m et présente vers Kita de hautes
falaises granitiques dominant la plaine de 260 m. Le plateau de 27 km2, restes de Monts
Manding érodés par l'eau, est coupé de nombreuses crevasses. Il présente la
particularité de conserver une végétation riche d'une flore ancienne : le téclea
sudanica (quinquélibat de Kita ) recherché pour ses qualités diététiques ; le kolobo,
arbre d'une espèce rare dont le nom scientifique est "cynometra glandulasa" et
que les termites n'attaquent pas.
Certaines grottes concervent des inscriptions rupestres. Selon la légende, le Kita Kourou
renfermerait un canari rempli d'or mais auquel on ne peut pas toucher
Yélimané, le nom de cette ville signifie "
retourne là-bas". Au temps de l'occupation Massassi, une femme appelée Fatoumata
avait l'habitude de laver son linge dans les eaux de Térékolé. Un jour, elle s'installa
à cet endroit qui fut appelé Fatoumatabougou. Aux gens qui s'inquiétaient de savoir où
elle était, on répondait " Yélimané" : elle est retournée là-bas.
Yélimané doit son existence à la création d'un poste militaire français au moment des
luttes contre Ahmadou, roi de Ségou. Il est situé sur un éperon latéritique nu. Par
contre, les environs sont très pittoresques, notamment la vallée de la Térékolé. Au
Nord-ouest de Yélimané se trouve la mare de Toya, à une quarantaine de Kilomètres, et
qui constitue un phénomène géologique remarquable. L'excavation au fond de laquelle se
trouve la mare est pleine de grottes curieusement sculptées par la nature. La mare est
remplie de crocodiles et la légende affirme qu'elle renferme une pirogue en or.
Si la zone est généralement difficile d'accès,
elle présente de très beaux sites montagneux : montagne du Foutago qui culmine à 650 m,
imposante falaise de Tambaoura qui prend en écharpe le nord de la circonscription et
domine Kéniéba. En plus des rives boisées de la Falémé et du Bafing, Faléa (altitude
600 m) est un des endroits les plus frais de la région.
Kéniéba est une excellente région de chasse où le gibier est très abondant en dehors
des pistes fréquentés mais où la poursuite est pénible à cause du relief du terrain.
Les principaux attraits sont constitués par le folklore, notamment les danses de marionnettes à Tiorkéla, Dima-Marka et surtout Kénenkou dont le " Do " sacré ne se produit que tous les quarante ans.
Les puits de Mpéla.
A Mpéla, 20 km au Nord-Ouest de Kolokani, il y a une chaîne de plateaux dont les sommets sont parsemés de puits très nombreux, parfaitement cylindriques, avec des marchepieds dans la paroi. Il semble que les princes de lempire de Ghana venaient autrefois à cet endroit chercher de l'or ou du fer.
Gouméné-Guirka. A Gouméné, nom loin de Kolokani, on trouve deux petites
collines artificielles qui représentent les tombes d'un ancien chef du Bélédougou,
Gouméné-Guirka et sa favorite. Le lieu rapelle le combat sanglant que les Bambaras de
Ségou ont livré au chef Gouméné9-Guirka qui fut tué avec sa favorite. Sur les corps,
on avait amassé tant de pierres que l'on serait arrivé à faire deux collines de
cailloux. Dans une plaine à côté, il y a de nombreux mamelons qui représentent les
tombeaux des plus braves soldats.
La Mosquée de Gouakoulou, de forme pyramidale, est un vestige du passage d'un marabout de
Djenné, d'origine Arma (Touré), dans cette région animiste. Elle est l'objet d'une
vénération de la part des populations environnantes et des descendants Touré. Le
crépissage a lieu tous les 7 ans et donne lieu à des festivités. Cependant, seuls les
Touré crépissent le monument qui semble renfermer les effets et le corps de leur
ancêtre.
Mercoya, village situé à 15 km de Didiéni, on peut y voir au centre d'une case, un
pilier de bois, objet d'une grande vénération, sur lequel se serait appuyé El Hadj Omar
après du village.
La Tombe de Diossé Traoré, plus connu sous le nom de Koumi-Diossé, est un héros du
Bélédougou, qui s'est illustré contre les envahisseurs. Lors de la bataille de
"Kodialan" (février 1915), à 6 km de Nossombougou, les 3 fils de Diossé qui
étaient à la tête des phalanges de l'armée trouvèrent la mort. Koumi résista
longtemps aux assauts des conquérants. Lorsque la défaite fut évidente, Diossé et ses
chefs militaires se donnèrent la mort dans un vestibule le 15 avril 1915, en mettant le
feu aux poudrières.
A Difara, près de Kolokani, au Sud-Est, on y trouve une caverne, abri de milliers
d'abeilles sacrées qui, d'après la croyance populaire, seraient les mères de toutes les
abeilles du Bélédougou. Chaque fois qu'on prévoit une catastrophe chaque fois qu'on
souhaite la pluie abondante et les récoltes bonnes, chaque fois qu'on veut voir les
ruches remplies de miel, les notables font des offrandes à es abeilles. Il existe une
région très giboyeuse autour du lac de Ouegna. Les eaux du lac abrient des crocodiles et
sont très poissonneuses.Chaque année les villageois organisent une grande pêche
collective qui rassemble des centaines de pêcheur. Le parc national du Baoulé (250 000
ha) et ses réserves adjacentes (Fina et Kougossoumbougou) qui bordent ce cercle, est la
plus grande zone de protection de la flore et de faune. Très giboyeux, il y a quelques
années, il a énormément souffert du braconnage et de la sécheresse. Un important
programme de réhabilitation est en cours.
Dioila
N'Céréké Kolon (puits des diables). Ces puits existent sur toutes les hauteurs qui entourent la ville de Dioila. Certains sont carrés et d'autres circulaires. Au fond de ces puits, on observe des systèmes de galeries orientées dans le sens Ouest-Est. La date, même approximative du creusement de ses puits n'est pas connue. Les vallées du Baoulé et Bafing sont très pittoresques.
Kangaba, capital du Mandé est célèbre par son "blon" : Kamablon et Kaabablon. Le Kamablon est un case traditionnelle dont le contenu demeure totalement mystérieux. La réfection de son toit tous le 7 ans, est l'occasion d'une cérémonie particulière qui n'est ouverte qu'aux seuls Keita de pure souche. L'intervention d'un bâtard entraînerait l'échec des opérations. Le rite est célébré par des griots Diabaté de Kéla (à 6 km au sud de Kangaba), seuls dépositaires de l'époque Manding.Les deux plus purs, une griotte et un griot qui n'avaient jamais connu que la couche de leur conjoint respectif, s'approchent de la case sacrée et, par la seule force de formules magiques, font se soulever la toiture qui vient ensuite se poser sur les parois internes du sanctuaire avant la pose du toit. Le public regarde de loin, se joignant aux incantations, mais sans jamais pénétrer sur l'aire interdite. Au moment opportun, le toit de paille soulevé par la magie du verbe quitte le sol et s'emboîte au-dessus des murs.
Kouroukan-Fouga. A l'entrée nord du village, une clarière au milieu des hautes
herbes et des manguiers où depuis 7 siècles plus rien n'a poussé. C'est sur cette place
qu'en 1235 tous les rois et chefs guerriers Mandenka scellèrent un pacte par lequel ils
fédéraient leurs royaumes pour former l'Empire du Mali, placés sous l'autorité de
Sounjata, élu par les Mansa. Cette place servit aussi de cadre au serment d'amitié qui
devait unir en 1882 l'Almamy Samory Touré à Mainamba Keita, chef des familles Keita de
Kangaba.
Grottes de Kourounkorokallé (à 37 km de Bamako sur la route de Siby). Dans ces grottes
d'un grand intéret archéologique ont été découverts de nombreux objets mésolithiques
et néolithiques. De l'époque mésolithique, on, a trouvé en majorité des objets de
l'industrie microlithique en quartz. Outre les instruments en pierre de cette époque, se
trouvaient des objets en os humain, en os d'animaux et en coquillage : des harpons,
couteaux, aiguilles, objets décoratifs, etc. La présence d'une dent de cheval tendrait
à prouver qu'à cette époque, ces animaux ont vécu dans la région.
Bougoula, à 6 km de Sikasso, village créé par
Mansa Daoula qui en fit sa capitale. Il y avait édifié 9 petites huttes où il passait
la saison des pluies. De ce premier établissement, il ne reste que 3 huttes. Dans la
première le roi recevait ses sujets et ses hôtes, la deuxième servait d'appartement
privé (c'est dans celle-ci que Mansa Daoula fut "préparé" avant
l'inhumation), la troisième renferme les armers du souverain (lance aux lames
empoisonnées et haches de guerre.
Mamelon sacré, refuge d'un boa, génie protecteur de Sikasso. Sur ce mamelon Tiéba avait
fait édifier un bâtiment à étages pour y recevoir, mais surtout pour surveiller la
région. Ce bâtiment a été aujourd'hui démoli et remplacé par une piste danse.
Le Tata, fortification érigée par Tiéba vers 1880 pour décourager les assauts des
assaillants. Le Tata extérieur mesurait 9 km. Seules en subsistent les fondations,
énormes masses de latérite et pierre, large à leur base d'environ 6 m. le mur était
protégé à l'extérieur par des profondes tranchées et comportait à l'intérieur un
chemin de ronde placé à une hauteur de 4 m. Cinq portes le fermaient : une au nord, deux
à l'ouest et une au sud. A l'intérieur de cette première enceinte, s'en élevait une
seconde qui isolait les quartiers des officiers et des marchands. Chaque chef d'arrée y
avait fait édifier ses propres maisons fortifiées autour d'un troisième et dernier Tata
qui encerclait la demeure royale : le Dionfooutou. Ainsi protégé, Sikasso a résisté à
la plupart des assiégeants, notamment l'Almamy Samory qui pendant quinze mois tenta de
tenta de réduire la ville à la famine.
Les grottes de Missirikoro, à 11 km de Sikasso. Selon la légende, la falaise résulte
d'un différend entre 2 villages sur la propriété d'une terre. Chacun d'eux aurait
formulé un vu, sa transformation, soit en mare, soit en falaise suivant que l'un ou
l'autre avait raison. La falaise fut ainsi dressée, avec en son sein cette sorte de
mosquée, dans laquelle le voyageur pouvait toujours trouver à manger, jusqu'au jour où
un malin détruisit le mythe.
Les poissons sacrés de Kébéni. Dans une petite mare située dans la colline
(Fakokoulou) qui surplombe le village de Kébéni, on trouve des poissons sacrés (type
polio) liés à l'histoire de ce village. Autrefois, ces poissons étaient l'objet d'un
sacrifice rituel qui tend de plus en plus à disparaître. Jadis, des personnes se
rendaient à cette mare pour formuler des vux. S'ils devaient être exhaussés, les
poissons mangeaient la nourriture qui leur était jetée, dans le cas contraire, ils ne
manifestaient aucun intérêt.
Ce sont des caveaux des civilisations préhistoriques qu'on rencontre dans les environs de Dogo et de Diban, en progression vers le Baoulé jusqu' à la frontière Guinéenne.
Fêtes des diables à Diban.
C'est une fête qui avait lieu tous les 7 ans pour commémorer les manes des ancetres et sécuriser les exploitations. Elle avait lieu au début de l'hivernage. Pendant les manifestations, les nom-initiés se terrent dans leurs cases, terrifiés par le bruit des sabots de chevaux invisibles et des cris divers. Diban réalisait différentes manifestations rituelles qui étaient l'occasion de rassembler les enfants du pays, de célébrer des mariages et de transmettre les traditions. Ces Manifestations sont connues sous le nom de "Duguson" :
- Jéléfura est la première manifestation liée à des traditions initiatiques de
type Komo. Elle a lieu en période sèche (mars).
- Komofura a lieu le samedi suivant la célébration de Jéléfura. C'est une sorte de
conseil des anciens, un cercle très fermé.
- Duguson a lieu une semaine après le Komofura. C 'était la principale manifestation à
l'occasion de laquelle tous les ressortissants du Bana se retrouvaient à Diban.
Actuellement, quelques anciens, demeurés animistes, perpétuent cette tradition.
Sounkolo est à 11 km de Zangasso. Les caïmans
sacrés qu'on rencontre, tant dans le village que dans la mare, vivent en bonne entente
avec les villageois. Selon la tradition, lorsqu'un de ces caïmans est abattu et mangé
dans le village qu'un seul de ses os, le plus intime soit-il, reste, l'eau se raréfie
(l'eau de pluie ou du puits).
NKountina (ou Wointina). A 15 km de Koutiala, se trouve une mare, près du lieu dit
Koungodjan, connu sous le nom de Nangayawa, en Minanka la "mare aux supplices".
Cette mare ne tarit jamais, même pendant les grandes périodes de sécheresse. On ne met
pas le pied, on ne se lave pas, on ne pêche pas dans le Nangayawa sous peine de
disparaître immédiatement. Autrefois, les malfaiteurs pris dans le village étaient
jetés dans le Nangayawa pour disparaître définitivement.
Mpewo (le serpent de Mpé), à Mpessoba ou Mpekan, en Manianka le village de Mpé, du nom
de son fondateur. Mpé, en voulant installer sa hutte, devait couper certains arbres pour
se faire de la place. Ce faisant, il mit à nu un serpent totalement inoffensif. Il
décida alors de s'installer à côté de lui et, lui construisit également une case qui
existe toujours mais légèrement agrandie. De ce jour, ce Mpéwxo est lié aux traditions
de la famille Coulibaly, qui habite au quartier du nom de Ntio, fondateur du quartier,. Le
Mpéwo ressemble au boa mais en plus petit. Il n'attaque jamais les personnes et ne se
déplace jamais de jour. Il peut cependant être aperçu lorsque le jour le surprend dans
une concession. Alors, les occupants le mettent à l'abri et l e montrent aux
visiteurs.S'il lui arrive de se montrer autrement de jour, c'est pour annoncer un malheur.
Quand on le voit dans les bois de travers de la toiture, le ventre tourné vers le sol, il
annonce la mort du locataire. Toutefois, quand on le voit dans les marchandises d'un
commerçant, c'est un signe de prospérité. Le Mpéwo rend des visites aux membres de la
famille Coulibaly lors de grands événements : mariage, décès, naissance. Il rend
visite également à l'hôte de marque (chef d'arrondissement) qui vient résider à
Mpéssoba
La tombe de Biton Coulibaly à Ségoukoro. Biton Coulibaly (1712-1755) est le fondateur du royaume Bamanan de Ségou. Après avoir soumis les Soninké de Kirango et conquis la capitale des Masassi, il créa un grand empire qui allait du Haut-Niger à la région de Djenné.
Diofrogo. A quelques Kilomètres de Ségou se trouve le village natal de Monson Diarra qui battit les Mossis et confirma l'autorité su roi Ségou sur Tombouctou et le pays Dogon.
La cite de Ségou. Chef-lieu de la 4e région économique du Mali. Ségou est le siège de l'Office du Niger qui a pour mission de mettre en valeur les vastes terres, par l'aménagement de centaine de milliers d'hectares, pour la culture du riz, du coton et de la canne à sucre. Cette ville se caractérise notamment par son architecture coloniale, inspirée du style soudanais
San, ville carrefour, elle présente très peu dintérêt touristique. Son
principal attrait est la pêche traditionnelle "Sanguémo" qui se déroule
chaque année pendant la saison sèche.
Sienso. Une stèle portant le nom de René Caillé témoigne de son passage à San.
La ville est construite au milieu des eaux du Niger et du Bani, d'où le nom de
"Venise du Mali". Mopti donne l'exemple d'une de ces rares cités où il a fallu
construire le sol même de la ville avant de bâtir les maisons. Ici, tout porte la marque
de cette ancienne coexistence de l'eau et de l'activité humaine.
La Mosquée, construite dans le style de celle de Djenné, se reflète dans l'eau dormante
du "Pagé" envahi par les nénuphars.
Le marché qui se tient sur l'eau et autour de l'eau, sur toute la longueur des quais
bâtis autour du port artificiel. Creusé dans une des berges du Bani, la berge de Mopti.
L'artisanat : couvertures de laine aux motifs géométriques, bracelets de pierre, de
bronze, colliers d'ambres, poteries.
Le port toujours animé, soit par les bateaux de la Compagnie malienne de Navigation qui
assure un service régulier entre Koulikoro et Gao pendant la période de crue, soit par
des pirogues de pêcheurs Bozo qui viennent apporter des ballots de poisson séchés ou
fumés, ou assurer le transport des passagers qui se rendent de marché en marché.
Hamdallaye, capitale de l'empire Peuhl du Macina, en cours de réhabilitation.
Sangha, peintures rupestres : De tout temps, lors des circoncisions collectives, tous les villageois se rassemblent dans la grotte afin de régénérer la culture Dogo. A chaque cérémonie, les peintures rupestres couvrant le roc sont repeintes. Ainsi, de génération, les traditions se perpétuent et la science des ancêtres se transmet aux initiés qui savent déchiffrer le sens des dessins : origine de l'homme, avenir de l'univers, combat des génies, principes contradictoires qui régissent la vie de tous les jours
Déguimbéré : C'est dans les grottes de Déguimbéré qu 'El Hadj Omar a disparu en 1864. Le palais des successeurs d'El Hadj Omar est pratiquement en ruines. Il contient toujours les reliques d'El Hadj Omar (son épée et ses objets personnels) auprès desquelles de nombreux fidèles viennent de toute l'Afrique de l'Ouest pour se recueillir et prier.
Sangha, est en fait, un ensemble de 10 quartiers ayant chacun un nom. La localité est établie au sommet de la falaise. C'est actuellement le chef-lieu de l'arrondissement.
Banani se trouve à 200 m plus bas que Sangha, dans un cirque. C'est un village qui figurait sur le billet de 1 000 francs maliens jusqu'en 1984.
Moins connus que Sangha. Banani, lreli, d'autres villages ségrènent à l'ouest des falaises, au-delà de Kendié. A partir de ce village, il n'y a plus de pistes mais seulement des escaliers naturels gravissant jusqu'à Borko. En fait, c'est tout le Dogon qui fascine le visiteur : les villages refuges confondus avec la falaise, la cosmogonie Dogon, l'univers Dogon dans laquelle on ne voulait voir que les vestiges d'un monde attardé, condamné par sa barbarie même, à disparaître, et qui s'est révélé comme de véritables systèmes philosophiques.
DouentzaLe Gourma
et ses nombreux lacs (Nianga, Korarou-Aougoungou) qui attirent de nombreux gibiers ainsi qu'un troupeau d'éléphants sahéliens, les seuls spécimens que l'on rencontre dans cette partie d'Afrique. En vue de protéger cette faune, il est prévu de créer un Parc National du Gourma.Le mont Hombori, point culminant du Mali à 1 155 m est bien plus qu'une simple masse de grès à la présence quelconque, dans un paysage uniforme de sable et d'épineux, c'est surtout le point de déséquilibre au milieu de la désolation d'une steppe immense, séparant le cur du Mali du Sahara. Cette rupture qui fascine la plupart des visiteurs. C'est dans ce bloc de grès que les tempêtes ont sculpté un paysage à l'aspect de ruines, taillé des monuments dans la Gandamia (cette chaîne de montagnes qui s'élève depuis Douentza jusqu'à Hoimbori), telle que la main de Fatma, aiguille rocheuse en forme de main dressée vers le ciel.
DjennéDjenné, situé au cur de delta central du Niger, la ville apparaît comme un
véritable ile émergeant des hautes eaux du fleuve pendant la période de crue, donnant
l'impression d'une forteresse implantée au milieu de l'eau.
La Mosquée construite en 1907 sur lemplacement de la mosquée des premiers ages qui
fut détruite plusieurs fois. Les quatre minarets de la mosquée sont orientés en
direction des quatre points cardinaux. Face au Grand Marché, la façade principale est
constituée de 3 tours séparée l'une de l'autre par 5 colonnes en terre battue. 100
piliers réunis en voûtes parallèles comme l'arc brisé gothique, supportent la masse du
toit plat. Cette imposante bâtisse hérissée de tours, demeure le symbole de
l'architecture soudanaise qui a tant inspiré l'urbanisme de métropoles du Sahel. Le
style architectural s'est maintenu dans tout le nord du Mali, notamment le long du Niger :
Koulenzé, Konna, Korienzé, Kotoka étrant les meilleurs exemples.
Djenné-Jenno," La vieille Djenné", est l'emplacement de la première
implantation de la ville. A Djenné-Jenno, (mis en partie au jour de 1977 à 1981 par un
couple d'archéologues américains, les Mac Intosh), le tertre révélant la totalité de
la ville a une périphérie de 2 km. Aux plus profonds niveaux, des outils et des
bracelets de fer prouvent que l'on se trouve probablement en présence de la plus ancienne
civilisation africaine ayant connu et travaillé ce métal, tandis que les déchets
découverts aux mêmes niveaux, parmi les vestiges imperceptibles d'habitation en paille,
indiquent que la population de nourrissait de poissons, ce qui semble évident, mais aussi
de riz, de lait, de viande de buf domestique, ce qui l'est moins. Des milliers de
tessons de poterie révèlent, enfin, une très ancienne connaissance de cette technique,
du fait que les produits à cuire et à conserver étaient nombreux.
Lac Débo, véritable mer intérieure, long de 45 km et parsemé dîlots dont certains sont rocheux.
TombouctouVieille cité caravanière et religieuse, conserve les vestiges de son passé. Mosquée
(Djingareiber, Sankoré, Sidi Yahiya), maison aux portes de bois sculptées et aux
fenêtres ajourées. Créée en 1 100 par les Touaregs, aucune ville du Mali n'a été
autant disputée. Elle connut successivement la domination manding (1325=1433), puis
Songhoy (1433=1591), marocaine (1591=1780), à nouveau Songhoy(1780=1826), Peulh
(1926=1863) Touareg (1863=1895), Française (1895=1960) et finalement malienne.
La cité devint rapidement célèbre par ses universités, notament celle de Sankoré
Ahmed Baba, et par sa prospérité commerciale, point de rencontre de la pirogue et du
chameau, c'est à dire, le mil, le riz, l'or, les esclaves du sud, le sel, et d'autres
marchands d'Afrique du Nord d'Europe.
Avec ruelles tortueuses aux carrefours marqués de tombes de saints (33), ses ouvertures
et aux fortes portes clouées, elle laisse une vague impression de mystère, d'où son
qualificatif de " Tombouctou, la mystérieuse ".
Goundam
La région des lacs, Ti-faguibine, Télé, Horo.
Le lac Faguibine est l'un des plus importants de cette région. 100 km de long sur 45 de
large, il est renommé pour ses eaux claires, ses falaises qui accueillent des milliers
d'oiseaux.
Niafunké
Sites mégalithiques de Tondidarou à 15 km de Niafunké. Là, comme dans tout le delta du Niger, des tumulus prouvent que la région a été habitée de très longue date, bien vant la présence des musulmans, puisque ces tombes en forme de pyramide tronquées révélent un mode d'inhumation différent de celui que répandait l'islam.
Gao, capitale des Askia qui mèneront l'Empire Songhoy, fondé par Sonni Ali Ber (Ali
le Grand) à son apogée le tombeau des Askia a été bati par Askia Mohamed en 1695. Il
constitue le plus ancien monument existant de Gao. Sa tour de 3 étages de forme vaguement
trapézoïdale évoque les relations entre le royaume de gao et la civilisation
égyptienne. Le monument abrite les corps des imams qui s'y sont succédés.
La nécropole de Saneye, à 6 km de Gao. Cette nécropole contient de nombreuses stèles
funéraire remontant jusqu'au 12e siècle. L'une d'elles, en marbre, a été gravée à
Alméria en Espagne.
Vallée fossile du Tilemsi, lit d'un long fleuve qui arrosait la vaste plaine du Sahara préhistorique, toute région révèle des vestiges des premiers âges : minéraux ou végétaux fossiles, mais aussi empreintes de l'Homme. C'est dans cette région qu'on a mis à jour des ossements humains dont un crâne, mêlés à des mollusques fossilisés et recouverts d'une terre argileuse. Cet homme d'Asselar (environ 300 km de Gao serait le contemporain de lhomme de Cromagnon.
Kidall'Adrar des Iforas. Dans les roches noires de ce massif, des gravures attestent que des
millénaires avant l'ère chrétienne, des hommes y vivaient d'agriculture, de chasse et
d'élevage. Ces gravures datent de 5000 à 6500 ans avant Jésus-Christ. Ces peintures ont
préservé la trace d'un peuple d'éleveurs de bufs à longues cornes, et de
chasseurs à l'arc. Des archéologues arrivent également à distinguer parmi les colonnes
de l'Adrar, des monuments pré-islamiques, la plupart du temps de forme phallique.
Kidal possède un artisanat très riche, essentiellement basé sur les armes : sabres à
lame finement ciselée et au fourreau de cuir gravé de dessins géométriques, coutelas
recourbés, bracelets de pierre noire au pourtour tranchant.
Place de la Liberté Monument aux morts (héros de l'armée noir), groupe en bronze de
Moreau-Vauthier, avec sur le socle, le médaillon d'Archinard à instigation duquel il fut
construit.
La grotte préhistorique du Point G se trouve sous l'hôpital du point G. L'entrée est
largement ouverte, même si elle est, peut-être, parfois encombrée par les éboulements
de la couche supérieure. La paroi latérale est couverte sur 30 m de dessin d'animaux et
de formes géométriques. Tous ces dessins étaient de couleur rouge et relativement bien
conservés. On y reconnaissait la girafe le lézard et de signes mystérieux composés de
points entourés d'un cercle. Dans la grotte, on a découvert un important matériel
préhistorique : grattoirs, couteaux, meules, hachettes, fragments de bracelets en
schiste, outils microlithiques.
Le parc zoologique de Bamako occupe un terrain extrêmement varié où les animaux peuvent
etre présentés dans leur habitat naturel. Le parc se divise en 2 parties :
A gauche, le parc 1 qui accueille les animaux des régions humides. C'est une vaste partie
arrosée par un ruisseau. On y rencontre les hyppotragues ou antilopes, chevaux guis
harnachés, céphalopodes de Grim, céphalopodes à flancs roux, cobs, ourébis, etc...
A droite, l'allée centrale conduit au Parc 2 dont le terrain sec, aride et rocheux
présente toutes les caractéristiques de la savane à épineux dans laquelle sont
représentées les espèces du Sahel et du Sahara. C'est dans cette zone qu'on rencontre
également les cages des animaux qui ne peuvent vivre en bonne intelligence avec leurs
voisins, notamment les singes. En haut du parc se trouve la zone des grands fauves :
lions, panthères.
La vallée de l'Oyako (Woyéwayanko) est large de 1000 à 1500 m et est bordée à gauche
de hautes falaises aux curieux éboulements uniformes. Dans cette vallée serpente
l'Oyako, bordé d'une riche végétation de manguiers, palmiers, citronniers, anacardiers.
La chute de l'Oyako se trouve dans un site sauvage, la rivière se précipite d'environ 15
m de haut dans un effondrement de rochers qui forme un cirque magnifique. Un vaste bassin
s'est formé au pied de la chute, autour duquel croissent les palmiers. A l'entrée de la
vallée, un piton rocheux isolé, en face des falaises domine cette vallée, formant un
défilé qui servit de camp retranché à l'armée de Samory, commandée par Emé Ouréma
en 1883. C'est là qu'eurent lieu des affrontements très durs entre ses troupes et celles
des français sous l'autorité de Borganis Desbordes.
Les ateliers de Magnambougou
Vers 4500 ans avant J.C., des troupes humaines façonnaient habillement leurs premiers instruments en pierre et en os leur permettant de s'adonner à des activités rudimentaires, certes, mais qui préludaient déjà à la pêche et à l'agriculture. Sur un diamètre de plus d'un kilomètre, on trouva la quantité d'éclats de pierres et de déchets lithiques dont le nombre indiquait qu'ils avaient été utilisés pour la fabrication d'instruments à usage artisanal, d'où le nom d'Atelier préhistorique.