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Opinion Semaine du 26  Novembre au 02 Décembre 2001

Opinion

LE COURRIER DU 16/11
UN ROUND D'EXPECTATIVE

La problématique des primaires de l'ADEMA focalise de plus en plus l'actualité politique nationale. En effet, première politique au Mali, qui consiste à permettre aux sections de sélectionner deux candidats que la Convention Nationale du parti départagera pour la cause à l'élection présidentielle, les primaires commencent à devenir un sujet d'inquiétude pour les militants, à la base et même au sommet. Le constat est parti selon toute vraisemblance du vécu dans certaines sections fortement embarrassées à opérer un choix sans déchirure, sans débordement autodestruction. La situation force d'imaginer un arrangement spécifique qui sans piétiner les textes statutaires aidera le parti à corriger toute imperfection. Cela ne s'appelle pas consensus, mais plutôt une approche réaliste dans l'environnement politique actuel quasi pollué par la course effrénée à la succession du président Alpha Oumar Konaré. Ou si vous voulez un round de dédramatisation des primaires pour calmer les militants, apaiser leurs appréhensions quant à la sauvegarde  de la cohésion du parti, l'unique outil  légitime de conserver le pouvoir. C'est sans doute l'ensemble de ces équations, finalement préoccupant qui sont à l'origine de l'initiative du premier Vice-président de l'ADEMA, Soumeylou Boubèye  Maïga, selon lequel le climat actuel n'est pas favorable à une saine compétition. A y vouloir aller coûte que coûte sans préparation préalable des militants, le parti risque d'en souffrir. Il appartient à la direction du parti qu'aucun délai impératif ne bouscule si ce n'est celui de la déclaration des candidatures et de la tenue de la Convention, de réfléchir à un mécanisme ad hoc mais rigide de tenue des primaires apaisées. Matériellement, cela se traduit par le non envoi de la profession de foi de Soumeylou Boubèye Maïga.

Aux dernières nouvelles, le Premier ministre Mandé Sidibé et le 2ème Vice-président sursoient comme SBM à leur tour à l'envoi de leur profession de foi dans les différentes sections dans l'entente d'une plate forme digérable pour les militants candidats. Le comité exécutif (CE), saisit de toute part, doit trancher définitivement entre l'ouverture immédiate de la campagne et un round de mise en confiance, de culture de sérénité. Il vient d'y penser en créant une commission à cet effet.

Cependant l'ambiance ainsi créée, montre que les limites d'analyse prospective de beaucoup d'abeilles, oubliant que la course peut s'arrêter pour chaque candidat à tout moment, mais pour le parti,  elle doit aller au delà de la Convention, voire même se matérialiser le 8 juin 2002 par sa réinstallation au palais de Koulouba. Cette possibilité pourrait certes s'offrir à un candidat abeilles à condition qu'il ait la bénédiction de tout le parti, de tous les militants quelque soit leur sensibilité. C'est cette certitude d'union sacrée que doit régler la Convention. Il n'est pas encore tard de la rechercher, l'entretenir, la conforter pendant les primaires pour que celles-ci soient non une étape d'affaiblissement du parti, mais un exercice  dynamique, une longueur d'avance sur les autres partis étant donné la proximité de la Convention des échéances électorales (référendum constitutionnel, présidentielle et législatives)

Sadou Abdoulaye YATTARA



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